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dimanche 20 octobre 2019

Alerte rouge sur le patrimoine industriel du Fumélois : le Moulin de Saint-Vite menacé de destruction !

     
        Le Moulin de Saint-Vite, ancien moulin médiéval, a été transformé en minoterie au 19ème siècle et a été équipé au tout début du 20ème siècle d'une machinerie complexe sur trois niveaux, chef d'œuvre de l'ingénierie "minotière" de l'époque.
        De toute la vallée du Lot, c'est sans doute le seul à avoir conservé intact cet équipement d'une grande valeur patrimoniale mais qui est évidemment indissociable du bâtiment dans lequel il a été installé.
        Il avait fait l'objet de visites guidées par l'Office de Tourisme de "Fumel-Vallée du Lot" en 2017 et 2018 et un projet de mise en valeur de ce patrimoine exceptionnel était en cours de gestation. 


Une vue de l'intérieur du Moulin prise lors de visites
organisées par l'Office de Tourisme

     Les travaux de réhabilitation de l'écluse de Saint-Vite projetés par le Département du Lot-et-Garonne nécessitaient le déplacement de la petite centrale hydroélectrique installée devant le sas et appartenant aux propriétaires du Moulin..
     Ces derniers ont élaboré en juillet 2018 un projet de réaménagement préservant intégralement le Moulin selon le schéma ci-dessous :



        Ce projet s'avérant trop coûteux ( surcoût de près de 600 000 euros, sur un montant d'environ  3 500 000 euros pour le déplacement de la centrale ), le Département et les propriétaires du Moulin ont élaboré un autre projet dans lequel est prévu la destruction totale du bâtiment pour installer  à sa place deux turbines plus puissantes :




          C'est ce projet qui est  présenté dans l'enquête publique en cours qui englobe également  les travaux de réhabilitation de l'écluse.


          Aucune mention n'est faite dans le dossier de l'intérêt patrimonial exceptionnel de l'installation intérieure du Moulin.
          Aucune concertation ou information préalable à l'enquête publique à l'intention des services compétents en matière de patrimoine, des associations, de l'Office de Tourisme, des habitants..


          A une observation de la MRAe ( Mission Régionale d'Autorité environnementale ) , qui "considère que l'absence d'analyse en manière de patrimoine et de paysage de la démolition d'un bâtiment qui participe, sauf démonstration inverse, au patrimoine de la rivière Lot, relève d'une insuffisance du dossier présenté ", nous extrayons de la réponse des maîtres d'ouvrage la partie qui concerne l'intérieur du Moulin :




      Cette réponse ne donne en aucun cas satisfaction : il est évident en effet que les trois niveaux de l'ancienne minoterie, reliés étroitement entre eux par de nombreuses connections, sont partie intégrante du bâtiment qui les abrite. Il serait bien sûr impossible ou extrêmement coûteux de reconstituer cette machinerie "ex situ".

      L'avis d'enquête publique ne dit pas grand chose sur le contenu réel du dossier :" Avis d'enquête publique relative à l'autorisation environnementale pour la réhabilitation de l'écluse de Saint-Vite et la modification d'exploiter de la centrale hydroélectrique du moulin de Saint-Vite".

     Néanmoins, le seul moyen à notre disposition pour essayer de préserver tout ou partie de ce patrimoine exceptionnel est de contribuer à cette enquête par une observation, à envoyer par courriel avant le 24 octobre, 18h à :

ddt-enquetepublique@lot-et-garonne.gouv.fr

en précisant " à l'attention de M. Michel Seguin, commissaire-enquêteur"


Ci-dessous quelques photos  de l'intérieur du Moulin, qui ne donnent qu'une idée  très partielle de ce patrimoine industriel qui se déploie sur trois étages :






Machines qui, comme toute l'installation, remontent au tout début du siècle dernier ( 1907 )


Vues extérieures du bâtiment au début du 20ème siècle et en 2019 :







     Une fois les adjonctions en béton et tôle ondulée détruites ( projet de 2018 ), le bâtiment pourrait retrouver son architecture sobre et fonctionnelle de la fin du 19ème siècle...




mardi 12 février 2019

A Thézac, "Les Fourniales d'Hier et d'Aujourd'hui"


 A Thézac, création d'une nouvelle association dont le but est de restaurer et mettre en valeur les anciens fours à pain :



jeudi 7 février 2019

Patrimoine industriel : une association est née !


"Actions Métallurgiques Artistiques" (AMA) est née fin 2018, après la fermeture de l'Usine de Fumel.



  Présentation, sur la page Facebook de l'asso :

       "Nous avons créé les Actions Métallurgiques Artistiques pour soutenir et développer la création artistique collective autour du patrimoine industriel. 
       Notre désir est d'unir, de réunir, de rassembler tous ceux et celles qui ont de près ou de loin vécu des espaces temps métallurgiques afin de conserver, de mettre en mots et en images l'histoire de l'usine de Fumel pour les générations futures.
        AMA compte sur chacun d'entre vous pour façonner des expériences d'immersion, de manipulation, pour créer une "médiathèque territoriale" autant humaine que matérielle, faite d'anecdotes, de souvenirs, de mémoires, de pièces, de machines…"

     Pour adhérer en ligne à l'association :  Helloasso , les Acteurs d'AMA
       

dimanche 27 janvier 2019

Au château de Cuzorn, des projets de restauration.


   Le château médiéval de Cuzorn, un des éléments patrimoniaux majeurs de la vallée de la Lémance, demande de gros travaux de sécurisation et de restauration afin que le public puisse accéder à une partie de ce monument.

     La commune de Cuzorn a engagé dans ce but une recherche de financements tous azimuts, entre autres :
                  - 50 000 euros ont été promis par la mission Stéphane Bern dans le cadre du "Loto du Patrimoine".
                  - Une souscription ouverte à tous est organisée par la Fondation du Patrimoine ( réduction d'impôt de 66 % du montant du don ) ; voir bon de souscription ci-dessous.
  
      La commune est aidée dans son action par les bénévoles de l'Association Culture et  Patrimoine  de Cuzorn ( atelier Patrimoine, animé par Emilien Rauzet ). Une action en cours  : le débroussaillage et la restauration des murets de l' ancien chemin qui longeait l'extrémité Sud du château.
       






Cliquer sur l'image pour l'agrandir, puis clic droit pour l'enregistrer et l'imprimer



dimanche 30 décembre 2018

L'inventaire des gariottes : état d'avancement


   L'inventaire participatif de ce patrimoine rural, qui a débuté en octobre, se poursuit au fil des contributions.
   Une trentaine de gariottes figurent déjà  sur le blog  ( photos et localisation ) :

   Il en reste environ une centaine à inventorier en 2019...
   Ce début de recensement a permis d'élaborer une première ébauche de typologie de ces cabanes ( voir sur le blog la page : " typologie et fonctions" ) .



Lapèze-Basse ( Sauveterre-la-Lémance )


    
    

mardi 25 avril 2017

L'Eglise de Caillabet, à Frespech

   Elle est en situation isolée, sur le versant boisé du vallon de Comberatière.

   Ancien prieuré de l'Abbaye bénédictine de Saint-Maurin, l'église de Caillabet ( ou Caillavet, Calhavet en occitan ) est de fondation romane, comme l'indiquent les assises inférieures du chevet circulaire, en bel appareil régulier.
   Elle figure dans la reconnaissance que fit en 1234 Guillaume, évêque d'Agen, en faveur de l'Abbaye de Saint-Maurin...donc elle résiste depuis plus de 780 ans aux assauts du temps et des hommes !



  La nef est sans doute reconstruite à la fin de l'époque gothique.
  Le portail sud, en arc brisé à moulures croisées et bases primatiques, peut dater de la première moitié ou même du milieu du 16ème siècle.
 


    La sacristie nord, avec sa fenêtre à angles arrondis et sa voûte contrée en moellons, paraît dater de la même époque, bien que Mgr Joly, en 1668, la situe en termes ambigus " derrière l'autel".
   En 1572, le prieur Etienne de Lage, religieux de l'ordre de Saint-Benoît du diocèse de Limoges, affirme que l'église a été "entièrement brisée" par les protestants.
   L'édifice est partiellement restauré au 17ème siècle : en 1668, le choeur est voûté et la nef en partie lambrissée.



"Cette église est longue de 20 pas et large de 10 pas" (Mgr Joly) (mesure ancienne romaine, le pas simple = 2.5 pieds, soit 75 cm,  le pas double = 1,50 m)

   Après l'abandon du hameau qui l'entourait, l'église est désaffectée et se dégrade progressivement , elle est envahie par la végétation et presque entièrement découverte (seul le chevet conserve une partie de son cul-de-four).

   Texte  (d'après l'inventaire du patrimoine culturel ) et photos transmis par Yves Mascré.

  Une association," Lo Reviscol", a été heureusement créée par des habitants de Frespech au printemps 2016. Elle a pour but " la sauvegarde du patrimoine ancien frespechois, public ou privé", et s'est intéressée bien sûr en priorité aux vestiges de l'église de Caillabet : ses membres en ont commencé le débroussaillage, et une convention avec la commune (propriétaire) est en cours d'élaboration afin que l'association puisse intervenir sur le bâtiment. 
 Contacts : loresviscol47@gmail.com, tél : 0663 545035, 0683 974120
 


mardi 29 novembre 2016

l'église de Noaillac à vendre ?





La page facebook de la ville de Penne nous apprend que la vente de l'église de Noaillac est "à l'étude".

Connaissez-vous ce lieu charmant ?
Voyez la photo ci-dessous.


La fiche Mérimée (voyez le en cliquant ici) qui informe sur le patrimoine ne consacre pas moins de 20 photos à cet édifice modeste certes mais qui forme un ensemble champêtre remarquable.

Il semble inconcevable que la collectivité s'en sépare !